jeudi 28 janvier 2016

Migrants: l’UE accuse la Grèce

EUROPE
La Commission de Bruxelles se dirige vers un rétablissement pour deux ans des contrôles aux frontières intérieures. Cela constituerait une suspension de facto de Schengen de la Grèce.



La crise des migrants n'en finit pas. Il y a eu 47 000 nouvelles arrivées en Grèce depuis janvier. La Commission européenne tire la sonnette d'alarme pour critiquer Athènes qui « ne sait pas garder efficacement ses frontières ». La Commission a envoyé en novembre ses experts inspecter les îles de la mer Égée ainsi que la frontière terrestre avec la Turquie occidentale et leur rapport a été adopté ce mercredi.
Même s'il est confidentiel, on sait que le rapport des experts n'est pas tendre avec les autorités grecques. La Commission confirme par exemple ce qu'on savait déjà, à savoir que les empreintes digitales des migrants ne sont pas automatiquement jointes à leur dossier. C'est une pratique qui permet à la Grèce d'échapper à ses obligations d'accueil : selon les règles actuelles, les réfugiés sont en effet contraints de demander l'asile dans leur pays d'entrée dans l'UE.

Plus grave encore, la Commission affirme ouvertement que l'authenticité des documents d'identité n'est pas systématiquement vérifiée ; ou encore que les informations ne sont pas non plus systématiquement passées au crible des bases de données comme celles d'Interpol ou du Système d'Information Schengen.

L'adoption de ce rapport par la Commission ouvre la porte à un rétablissement pour deux ans des contrôles aux frontières intérieures ce qui n'est possible normalement qu'en cas de menaces pour l'existence même de l'Union européenne. Cela constituerait une suspension de facto de Schengen de la Grèce alors que celle-ci clame qu'elle a fait de nets progrès depuis que l'inspection a eu lieu.

L’islam est la seule « religion » au monde

qui s’attaque à tous les Peuples de la Terre.

Combattez-le !... pour notre survie.