dimanche 28 avril 2013

Vexin normand : Le château fort de Gisors

G
isors a une longue histoire comme forteresse militaire maîtresse entre les deux Vexin, français et normand. Dès la fin du 11e siècle, une motte imposante faite de terre et de pierres, consolidée par des troncs de bois internes est construite par le deuxième fils de Guillaume le Conquérant.
Au-dessus de cette motte, une première fortification appelée « chemise » et une grande tour en bois sont dressées.
Au 12e siècle, la dynastie des Plantagenêt va embellir le site par des fortifications puissantes. Les principaux éléments en pierre apparaissent. Le château est doté d'une basse-cour longue de plus de 800 mètres, au milieu de laquelle se trouvent la motte et un donjon octogonal massif en pierre. De grandes murailles sont bâties, agrémentées de tours de guet de formes multiples, encore visibles sur le site. Ce sont des tours quadrangulaires à bec, des tours en « u », des tours circulaires à plusieurs niveaux d'archères.¢

Les Rois de France, à partir du 13e siècle, vont conquérir Gisors par la sueur et le sang et agrandir le château par la construction de tours monumentales. La tour du Prisonnier est élevée à l'extrémité du plateau. Il s'agit d'une tour maîtresse circulaire à trois niveaux.

Pendant la guerre de Cent Ans, le château devient une forteresse clé, enjeu des partis anglais et français. Au milieu du 15e siècle, le château, après un siège de 3 semaines, sera même un temps occupé par les fiers Anglais. Reprise ensuite par le Roi de France, la forteresse va subir de profonds remaniements qui vont lui permettre de s'adapter à l'évolution de l'artillerie et de se moderniser. Elle est entourée d'un mamelon de terre, nouveau rempart face aux assauts des canons et arquebuses. Un bastion en forme d'as de pique est réalisé sur le plateau (avec salle souterraine et casemate). Une fausse-braie est construite sur une partie du rempart : c'est une galerie couverte qui permettait aux soldats du château de se protéger des assauts.

Le château devient résidence royale avec la construction dans la basse-cour de communs et même d'un logis seigneurial dont il subsiste encore les caves (situées sous le parterre de fleurs, face à l'entrée depuis la place Blanmont).

En 1605, Sully décide le démantèlement du château de Gisors, à l'instar des sites militaires français : Gisors, dès lors, n'a plus d'intérêt stratégique comme bon nombre de châteaux féodaux au 17e siècle. Une partie des communs est détruite, certains bâtiments deviennent prisons du bailliage de Gisors. Le logis royal tombe même en ruines : les pierres sont dérobées. À la Révolution française, le château devient bien communal.

Classé « Monument Historique » en 1862, il reste actuellement encore le monument emblématique de la Ville de Gisors. Sur place, en visite libre, vous pouvez parcourir l'enceinte monumentale, voir les tours de guet et la tour du prisonnier. À l'extérieur du château, vous traverserez les douves sèches, appelées bannetons. Cette promenade ombragée, entre tours de guet et mamelon de terre, vous permettra de voir les diverses constructions militaires.

À l'intérieur du château, la basse-cour, devenue jardin public dans lequel se trouvent la motte et ses vestiges, vous invite aussi à la promenade à l'ombre de ses arbres centenaires. Depuis son extrémité est, vous pouvez admirer les maisons moyenâgeuses de la Ville, situées en contrebas du plateau fortifié.

En visites guidées, vous pouvez gravir la motte, voir les vestiges des cuisines et de la chapelle des Plantagenêt et monter au sommet du donjon. Vous pourrez, également, vous rendre dans les caves « souterrains », à la recherche du trésor perdu.¢
Tourisme Gisors

HORAIRES DES VISITES GUIDÉES

E Du 1er avril au 30 septembre :
tous les jours à 10h, 11h, 14h, 15h30 et 17h
E En octobre, novembre, février et mars :
les week-ends à 10h30, 14h30 et 16h
E Pour davantage de renseignements contacter :
le 02 32 55 59 36 ou le 02 32 55 52 32.

L’islam est la seule « religion » au monde

qui s’attaque à tous les Peuples de la Terre.

Combattez-le !... pour notre survie.