samedi 22 décembre 2012

Hacène Arfi, fils de Harki, renvoie sa médaille de l'Ordre du Mérite à Hollande

Écœuré par une loi synonyme de "massacre" des Harkis, Hacène Arfi a choisi de renoncer
à son titre de Chevalier de l’Ordre National du Mérite.

Gard - Hacène Arfi n’a pas digéré le texte de loi adopté le 8 novembre dernier par le Parlement, faisant du 19 mars une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Il a écrit au Président de la République et attend toujours sa réponse.


Il a reçu la loi comme une « gifle ». Hacène Arfi, fils de Harki, président fondateur de la coordination harka à Saint-Laurent-des-Arbres, n’a pas digéré le texte de loi adopté le 8 novembre dernier par le Parlement, faisant du 19 mars une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Pour lui et de nombreux représentants des Harkis en France, cette date est au contraire synonyme d’ « abandon » et de « massacre » de leurs familles par le FLN après les accords d’Évian. Les souvenirs douloureux des horreurs de la guerre ne s’effacent pas.

Lettre ouverte
Sa lettre ouverte et ses multiples courriers de protestation à l’adresse des médias et des élus, dont le sénateur socialiste du Gard, Simon Sutour, contre une proposition de loi qu’il a qualifiée d’« abjecte », n’y ont rien changé. Le texte a été définitivement validé par le conseil constitutionnel le 29 novembre dernier. « J’ai espéré jusqu’à la dernière minute que des sénateurs déposeraient des amendements », confie-t-il. En vain. Alors dans un ultime geste d’écœurement, Hacène Arfi a décroché de sa veste sa médaille de chevalier de l’Ordre national du mérite, remise personnellement par le Président Jacques Chirac en 2001 aux Invalides, l’a renvoyée dans un Colissimo au Palais de l’Élysée, à l’adresse du Président François Hollande.

« J’ai honte de vous monsieur le Président »
Il y a joint un courrier explicatif où il rappelle que cette distinction lui avait été décernée « au regard des services rendus » à sa communauté. « Depuis maintenant trente ans, je milite pour la défense de la communauté harkie et l’un des points essentiels de ce combat se trouve être la reconnaissance du génocide harki qui a eu lieu à partir du 19 mars 1962 », écrit-il au Président. Puis il exprime son immense déception : « Autrefois fier de cette distinction, je n’ai aucune envie de brandir cette médaille dans le contexte actuel surtout après avoir été insulté de la sorte ». Il poursuit sur un ton de colère : « Aujourd’hui, je ne suis pas fier de la France, j’ai honte de vous monsieur le Président et pourtant mon père a combattu pour les valeurs de la France : la liberté, l’égalité et la fraternité. Vous avez délibérément ignoré le mécontentement croissant des associations de Harkis, de Pieds-Noirs, et de la majorité des Anciens Combattants, elle remet en cause la cohésion sociale et c’est vous aujourd’hui qui me poussez à sortir du droit chemin, du dialogue et de la concertation ».

Lettre morte
Expédiée début décembre, la missive est restée, depuis, lettre morte. Une poignée de jours plus tard, Hacène Arfi, militant à la santé fragile, était victime d’une attaque cardiaque. Il se remet aujourd’hui lentement dans une clinique d’Avignon, où il continue d’écrire pour interpeller qui veut bien l’entendre. « Cette loi m’a touché moralement et physiquement... »
(posté par Jean-Claude)

L’islam est la seule « religion » au monde

qui s’attaque à tous les Peuples de la Terre.

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