lundi 12 novembre 2012

Toni Borg : un commissaire européen trop catholique pour certains


Le nouveau commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs passe mardi son « grand oral » devant le Parlement européen, qui a un quasi droit de veto sur sa nomination. Le Dr Tonio Borg risque fort de la voir rejetée.
Pourquoi ? Parce ce Maltais, qui est chrétien et même catholique, fait l'objet d'une campagne de dénigrement de la part des lobbies les plus « progressistes » auprès du Parlement européen qui le taxent d'« extrémisme » parce qu'il est opposé à l'avortement, au divorce et au « mariage » gay.


Tonio Borg a été désigné par le gouvernement maltais pour remplacer John Dalli qui a dû démissionner de son poste de commissaire après avoir été accusé, sur la foi d'éléments circonstanciels et sans preuve directe, d'avoir été au courant de démarches d'un entrepreneur maltais qui a tenté d'utiliser ses relations avec lui pour peser sur la législation européenne du tabac.

Le Dr Borg était jusqu'à sa nomination ministre des Affaires étrangères de Malte et, tant sur le plan de la formation – en droit administratif et droits de l'homme – que sur celui de l'expérience, il apparaît comme un candidat idéal.

« European Dignity Watch » signale que de nombreuses associations et organisations ont multiplié, « depuis des semaines », les articles, les tweets, les messages pour appeler au blocage de la nomination du ministre en mettant l'accent sur la foi personnelle de Tonio Borg et ses prises de position sur les questions de société. Parmi les plus importantes : la Fédération internationale du Planning familial, la Fédération humaniste européenne et l'Association internationale lesbienne et gay (ILGA) qui compte l'Union européenne parmi ses bailleurs de fonds, à hauteur de 70 % du budget de sa branche européenne.

Leur campagne porte sur des thèmes : le droit de la famille, l'avortement, le « mariage » gay, qui ne sont nullement de la compétence de l'Union européenne, et sur lesquels un futur commissaire ne devrait pas être jugé. Le fait de vouloir le faire rejeter pour cela équivaudrait à dire que nul catholique cohérent ne saurait avoir un poste de responsabilité au sein de « l'exécutif » européen. En matière de discrimination religieuse, on ne fait pas plus clair. Car l'idée selon laquelle l'opposition à l'avortement, le divorce ou le « mariage » gay seraient contraires aux « valeurs européennes » — comme le prétendent ces lobbies – revient à exclure d'emblée une catégorie de la population en raison de sa foi. En tout cas lorsque ces convictions ne relèvent pas seulement de paroles et d'opinions personnelles, mais ont entraîné des actes et des prises de position publiques et politiques.

Le président de la Fédération humaniste européenne, Pierre Galand, vient par exemple d'écrire à José Manuel Barroso (qui pour sa part a accepté la nomination de Tonio Borg) pour exprimer ses « graves doutes » sur le respect par le nouveau commissaire des droits des « minorités », « l'égalité entre hommes et femmes » et le « principe de non-discrimination ». Il lui reproche d'avoir méconnu les « droits reproductifs » des femmes et d'avoir « même fait campagne, en 2004, pour constitutionnaliser l'interdiction de l'avortement dans son pays », de s'y être « fortement opposé à la légalisation du divorce en 2011 » et d'avoir exprimé « ouvertement son mépris de la communauté LGBT, en s'opposant à la reconnaissance des droits des couples homosexuels cohabitants au Parlement maltais en 2009 ». A quoi s'ajoute, selon la EFH, sa politique anti-immigration.

Mardi, à l'issue des trois heures d'audition qui l'attendent, Tonio Borg sera accepté ou rejeté, et on en saura un peu plus sur le poids des lobbies de la culture de mort au Parlement européen.
Le blog de Jeanne Smits (posté par Jean-Claude)

L’islam est la seule « religion » au monde

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