lundi 5 novembre 2012

Présidence de l’UMP : panique chez Copé


Depuis quelques semaines, l’écart entre Jean-François Copé et François Fillon continue à rester important. Les ralliements semblent davantage bénéficier à François Fillon, les derniers en date étant ceux de Claude Guéant ou de Benoist Apparu.
Alors que Jean-François Copé émet des propositions qui prennent peu (dernière en date : l’appel à descendre dans la rue contre François Hollande), ses partisans tentent de répandre des bruits ou rumeurs, relayés par certains sites internet, voire par la presse écrite. Sans leur dénier toute consistance, on doit rappeler que de tels comportements sont fréquents lorsqu’une équipe de campagne perd pied. Si une comparaison doit être osée, c’est par rapport aux tentatives désespérées de Nicolas Sarkozy, durant l’entre deux tours des présidentielles 2012. Dans les deux cas, les équipes de campagne lancent des polémiques, essayant de créer le buzz… Sans succès. Analyse sur ces tentatives désespérées qui démontrent une collusion flagrante entre des élus en mal de notoriété et une presse avide d’informations.


LES BRUITS PROPAGÉS PAR L’ÉQUIPE COPÉ

À défaut de pouvoir redresser la barre, les partisans de Jean-François Copé se répandent dans la presse. Ils accusent d’abord les partisans de l’ancien Premier ministre d’avoir récupéré les comptes de soutien à Nicolas Sarkozy sur Twitter ou de s’abriter dernière certains comptes sous pseudonymes (cas de Madame Lenvie). Mais assez curieusement, un article à charge contre l’équipe de François Fillon intitulé « Les barbouzes de François Fillon », relayé par les copéistes sur Twitter, n’est plus accessible sur Dreuz.info sauf en cache… Cependant, de tels bruits ne révèlent rien d’original. Dès le mois de juillet, on savait que les partisans de François Fillon étaient à la manœuvre. Il y a enfin des bruits sur l’équipe de François Fillon. On sait que de tels bruits ne sont pas totalement infondés, mais ils doivent être rectifiés. Certes, Franck Robine, le directeur officieux de campagne de François Fillon, vient de la préfectorale et n’a peut-être pas une expérience politique similaire à celles des membres de l’équipe de campagne de François Fillon, mais cela ne traduit en rien une inorganisation flagrante de la campagne du député de Paris. Bien au contraire, il semble que les choses soient mieux organisées part rapport au mois de juillet 2012. La fatigue des fins de campagne n’a rien de surprenant : c’est un phénomène classique. Elle peut parfaitement se cumuler avec des phénomènes plus positifs (création d’une dynamique électorale) pour s’annuler. Or, la fatigue, pour ne pas dire la nervosité… – est aussi palpable dans l’équipe de Jean-François Copé. Curieusement, le député-maire de Meaux continuerait à croire dans la victoire. Ses partisans n’hésitent pas à relayer des articles hostiles à François Fillon… En réalité, on se demande si l’équipe Copé ne tente pas des ultimes manœuvres. Des manœuvres de survie…

MANŒUVRES DE SURVIE

On notera par exemple les appels à la démission d’élus proches de François Fillon. Ainsi, plusieurs élus pro-Copé appellent telle élue parisienne, mise en cause dans une affaire où une irrégularité de gestion (confusion entre la présidence de l’association et sa direction qui avait entraîné une non-distinction des comptes), et qui a d’ailleurs plaidé coupable. Comment se fait-il que la décision survienne dans l’édition du Canard enchaîné, le mercredi 24 octobre 2012, alors que la décision aurait été rendue en décembre 2011 ? Pour quelles raisons des élus parisiens, comme Claude Goasguen et d’autres, ainsi que des partisans de Jean-François Copé sur Paris, lancent des appels à cette démission ? Comment se fait-il qu’un élu du Front de gauche se lance également dans les mêmes accusations ? On parlerait d’alliances objectives… On connaît d’ailleurs la forte collusion de certains partisans de Jean-François Copé avec des informateurs du Canard enchaîné… On peut aussi soupçonner des réseaux où l’absence de convictions idéologiques n’interdit pas certaine proximité plus rapprochée…

COPÉ, LE COMPTE-FUITEUR

Dans les différents bruits propagés dans les différents sites, on peut s’interroger sur ce que dit Jean-François Copé. On sait que dans un article publié sur parismatch.com, Jean-François Copé met en cause la fédération de Paris de l’UMP dans l’organisation d’élections frauduleuses… Or, c’est bien la modalité du vote papier qui a été retenue. À la demande des deux candidats. En réalité, soupçonné de laisser altérer la sincérité du scrutin dans certaines régions où il a beaucoup d’élus partisans (sud-est, etc.), Jean-François Copé préfère retourner les accusations contre les accusateurs. De même, on peut s’interroger sur l’origine de certains bruits. Pour certains, ils seraient le fait de Jean-François Copé lui-même…

COMPLAISANCE DE LA GRANDE PRESSE

Si l’on regarde les bruits propagés par le Lab d’Europe 1, on constate que son auteur, Neila Latrous, a co-rédigé avec Jean-Baptiste Marteau un ouvrage à charge contre les fillonistes, UMP, un univers impitoyable. Le livre relaye les derniers moments d’une UMP encore au pouvoir et la guerre entre Jean-François Copé et François Fillon qui s’installe dès 2011. Or, l’ouvrage relate dès la première page (!) les comportements de l’équipe Fillon appelant les militants UMP à faire la claque pour François Fillon. Par ailleurs, l’ouvrage n’est pas avare en confidences recueillies auprès des uns et des autres. Certes, il ne s’agit pas d’accuser les auteurs de pure partialité, mais l’ouvrage donne largement la parole aux ennemis de François Fillon. Enfin, l’ouvrage à même été dédicacé lors d’une réunion tenue dans la circonscription de Claude Goasguen, autre soutien à Jean-François Copé, et ennemi juré de François Fillon à Paris. Soyons clairs : dans cette campagne, les journalistes jouent avant tout pour eux-mêmes. Mais leur capacité à influencer l’opinion les rend attractifs auprès des hommes politiques, heureux d’y trouver une caisse de résonance dans la propagation de bruits et rumeurs. Mais à part dresser les équipes les unes contre les autres, cela suffit-il à créer l’adhésion ? On peut franchement en douter. Certes, dans une élection interne, les sympathisants ne votent pas. Les journalistes non plus.
Ndf.fr

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